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Les débuts
Les
tous premiers travaux, non pas de restauration, mais de déblaiement,
ont
commencées en 1969. D'abord composée d'une petite équipe de passionnés et
d'habitants du village, l'entreprise de restauration s'est vite prolongée
dans le temps. En 1972, l'association pour la Renaissance du Château de
Portes (R.C.P) voit le jour. Dans le même temps, elle adhère à une autre
association naissante : l'association pour le restauration et l'entretient
des monuments du patrimoine artistique (R. E. M. P. ART.).
L'aventure Rempart
On retrouve
une similit ude
des statuts des deux associations: " Cette association a pour but de
mettre en oeuvre, soit directement soit indirectement, tout moyen
juridique, technique ou intellectuel pour l'organisation de chantiers
ayant pour objet la sauvegarde, la réhabilitation et l'entretien du
château de Portes ainsi que d'assurer son utilisation dans un but culturel
et d'intérêt général."
Dés débuts
"spartiates"
Les premiers chantiers de jeunes peuvent alors se constituer. Le confort
est spartiate au début des années 70 à Portes. Si aujourd'hui le gîte
dispose de l'eau chaude, de tables, d'une cuisine tout équipée, les
premiers bénévoles, eux, se sont contentés de quelques réchauds à gaz et
de tables branlantes. Mais la volonté de sauver le château était plus
forte que tout, et le confort passait après le plaisir de manipuler ces
vieilles pierres.
Le projet de
restauration
Pourquoi entreprendre de restaurer un château pareil quant on a 20 ans?
Tout d'abord, la splendeur du château n'est pas si loin. C'est seulement
en 1929 que le château s'est en partie effondré suite aux dégâts miniers.
Le souvenir d'un château majestueux est donc encore présent dans la
mémoire des Portois.
Les dégâts des mines
Le Château était donc en mauvais état, mais sa situation n'était pas
irréversible. Le terrain est surveillé par les Mines pour vérifier la
stabilité du sol. Le château est bardé de capteurs afin d'enregistrer le
moindre mouvement. Le château résiste aux assauts du temps et des hommes,
et reste figée sur son col. Les travaux peuvent donc s'engager sans
aucun risque pour les bénévoles.
Si les structures sont
relativement intactes, l'ensemble a subi de sérieux dommages. Bon nombres
de murs qui n'était pas scellés à la maçonnerie se sont écroulés, le
château renaissance s'est lézardé, les plafonds ont disparus ainsi que les
cheminées (bien que certaines aient été vendues au 19° par les anciens
propriétaires). La tâche est immense.
Il faut
préserver ce qui peut l'être, déblayer les tonnes de gravas qui encombre
la
cour, consolider les murs... Les premiers bénévoles ont donc permis de
dégager les structures. Les techniques sont rudimentaires, tout comme le
matériel; pioches, pelles et brouettes, mais surtout la force des bras.
Certaines erreurs ont
été commises, la galerie d'Anduze a été refaite plusieurs fois et est à
refaire. Le plafond entre le premier étage et le second du château
renaissance a été fait en béton armé; s’il a le mérite de solidifier
l'ensemble, il a le désavantage de défigurer le château, jusqu'à ce que un
jour, d'autres bénévoles trouvent le temps de le cacher. Mais il faut
cependant rendre hommage à ces bénévoles et chefs de chantiers qui ont
permis, malgré ces erreurs, de préserver le château et de nous le
transmettre aujourd'hui. Car sans le travail acharné de centaines de
bénévoles, le château ne serait jamais arrivé jusqu'à nous.
Le chantier
aujourd’hui
Les chantiers bénévoles ont un peu changé depuis. On l'a dit, le gîte est
devenu p lus
confortable, mais surtout, l'apprentissage des techniques de
restaurations s'est fait plus présent. D’abord par la formation
d'animateur de chantier, par le biais de Rempart, ensuite par une
sensibilisation au patrimoine. Non pas que les premiers bénévoles ne
soient pas sensibilités au patrimoine, loin de là, mais l'esprit était
plus dans celui des chantiers de jeunes des années '68. Aujourd’hui, si le
bon temps est toujours de mise, les chantiers sont plus techniques.
Laissons maintenant
place à d'autre photos, "avant/après". Ainsi, plus de trente ans de
travail peut être apprécié par tout un chacun. La tâche est encore longue
!
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