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Sur le chemin de
pèlerinage d’Orléans à Saint Gilles, Portes surveillait le passage des
Cévennes sur dix lieues. Les Anduze, les Randon et les Polignac rendront
hommage à l’abbé de Saint-Pierre-de-Sauve pour ce château du XIème
au XIVème siècle.
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blason des
Budos
cl. P. Legal |
Raymond
Guillaume de Budos, neveu du pape Clément V, achète la seigneurie en 1322,
agrandit le château et le flanque d’au moins deux tours. En 1384, Thibaud
de Budos récupère Portes enlevé à son père André qui avait pris le parti
des Anglais au début de la Guerre de Cent Ans.
La seigneurie devient de plus en plus riche et
puissante jusqu’à ce que Louis XIII érige Portes en marquisat en faveur
d’Antoine Hercule de Budos à qui l’on doit sans doute le Château Neuf. Son
père est évêque d’Agde, une de ses soeurs duchesse de Montmorency, une
autre abbesse de « l’Abbaye des Dames » de Caen. Maréchal de Camp, il est
tué au siège de Privas en 1629. Sa fille, Marie-Félice, laisse le château
en héritage à son neveu, le Prince de Conti, en 1693, que son descendant
vend à Louis XVI en 1781.
A la Révolution, le
bien est nationalisé et vendu à six propriétaires successifs. Il aboutit
en 1841 entre les mains de la famille de La Vernede qui fera restaurer le
monument alors en mauvais état.

état restitué du début du XXème siècle
cl.
© Jean Gire
A la suite
d’exploitation intensive des mines de charbon sous le site, les terrains
s’effondrent provoquant la ruine du château, évacué en 1929, et la
démolition du village rebâti 300 m. plus loin. Vers 1960, les terrains
sont stabilisés. En 1969, l’association est créée afin de sauver le
château. Le château est classé Monument historique depuis 1984.

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